53 billets en 2015 : le top 5 de mes lectures favorites #34


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J’aime lire mais dans ce domaine je reste  une lectrice irrégulière qui alterne des phases de lecture intense avec d’autres beaucoup plus légères où le livre ne fait parfois plus partie de mon quotidien. Cela ne m’empêche pourtant pas d’avoir mon panthéon livresque où se mêlent polars, romans d’anticipation ou initiatique, épopée humaine et historique.

Voici donc les 5 livres qui font partie de mes lectures favorites :

GEISHA d’Arthur Golden

zoom

Yoroido: un modeste village de pêcheurs dans le Japon des années trente. La petite Chiyo-chan y coule une enfance pauvre mais heureuse entre ses parents et sa grande soeur, Satsu. Mais un cancer ronge en silence les os de sa mère, sur le point de mourir. Le père est si vieux et déjà si perdu qu’il accepte la proposition de M. Tanaka. Les deux jeunes filles partent bientôt pour Kyoto, parmi d’autres enfants vendus. Chiyo-chan est si belle avec ses yeux d’eau « comme si quelqu’un y avait percé un trou et que l’encre avait coulé » qu’on l’emmène dans une école de geishas. Elle deviendra Sayuri, l’une des geishas ou courtisanes les plus appréciées de la ville, excellant dans l’art du chant, de la danse et de l’amour, maîtrisant parfaitement la science de la toilette et du thé. (Babelio.com)

J’ai lu ce livre alors que j’étais en voyage en Italie. Sur les bords du Lac Iséo ou allongée sous la tente dans un camping proche de Venise, je garde de cette lecture de vacances un souvenir merveilleux. J’ai aimé me plonger dans le quotidien des Geishas, femmes artistes et cultivées, aux multiples talents. J’ai découvert avec beaucoup d’intérêt le Japon des années 30. Et j’ai dévoré cette histoire d’une vie, celle de Sayuri, un personnage attachant au parcours initiatique passionnant. De la petite villageoise à la vie bien simple à la Geisha favorite de beaucoup, j’ai été transportée par son épopée, son parcours semé d’embûches où rivales et hommes de pouvoir se bousculent  !

Je devrais le relire tiens !

***

LA TRILOGIE MILLENIUM de Stieg Larsson

(J’ai volontairement choisi de parler de cette trilogie comme d’un seul ouvrage, n’en choisir qu’un n’ayant pas de sens selon moi).

Millénium est une trilogie de romans policiers de l’écrivain suédoisStieg Larsson, publiée en Suède de juillet 2005 à mai 2007. Elle se compose de trois romans : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette et La Reine dans le palais des courants d’air. (wikipedia)

 1er tome : Michael Blomkvist est un journaliste d’investigation réputé jusqu’au jour où il perd un procès pour diffamation, il quitte donc la direction de la revue Millénium. Un ancien grand directeur industriel le contacte alors pour mener une enquête sur la disparition d’une de ses nièces, quarante ans auparavant… De son côté Lisbeth Salander, femme pour le moins atypique, effectue des recherches sur des personnes. Au détour d’une recherche elle croisera alors Michael et l’aidera dans sa tâche très ardue… (polar-addict.com)

Dans les tomes suivants, le chemin de Lisbeth croise à nouveau celui de Michael sur fond de réseaux de prostitution, de meurtres qui se succèdent, d’un passé familial douloureux qui resurgit inévitablement…

Je suis une grande fan de polar avec une préférence toute particulière pour les polars « nordiques » où l’on prend le temps de poser le décor, de faire connaissance de manière fouillée avec la galerie de personnages qui vont nous accompagner pendant de longues heures de lecture.  Et c’est le cas pour Millénium. Dans le 1er tome il faut presque 300 pages à l’auteur pour entrer dans l’enquête à proprement parlé. Et pourtant, on ne s’ennuie pas un instant et l’on découvrira d’ailleurs dans les opus suivants que tout est important, tout y a sa place.

La grande réussite de ce livre c’est bien sûr la richesse de son intrigue mais aussi et surtout ce lien créé par Larsson entre ces deux héros et le lecteur.  Lisbeth devient une soeur, une amie, une fille que l’on admire, aime, que l’on a envie de protéger. Ses souffrances et ses douleurs deviennent sa force. Complexe et électron libre hors du commun, elle nous embarque avec elle et nous touche, comme elle touche Michael et ceux qu’elle rencontre.

Oui définitivement, Lisbeth est mon héroïne et à travers cette trilogie ce sont les femmes qui sont mises à l’honneur, ces femmes que l’on maltraitent, ces femmes fortes et indépendantes, celles qui s’en sortent et font un joli pied de nez au machisme ambiant. Je suis complètement tombée en amour avec Millenium et je crois qu’à ce jour je n’ai encore rien lu de mieux !

***

MOI, CHARLOTTE SIMMONS de Tom Wolfe

Elève brillante issue d’une famille modeste aux principes rigoureux, Charlotte Simmons est la première lycéenne de son comté rural à être admise à la prestigieuse Dupont University. Depuis des décennies, cette vénérable institution, l’égale de Harvard ou de Yale, façonne l’élite de l’Amérique. Pourtant, à sa grande surprise, Charlotte va bientôt découvrir que derrière les antiques façades du campus la quête du plaisir est plus en vogue que celle du savoir, et que le prestige individuel se mesure moins au tableau d’honneur qu’au tableau de chasse. Livrée à elle-même dans ce monde clos aux règles impitoyables, la jolie et naïve Charlotte saura-t-elle résister à la tentation de devenir elle aussi une des reines de la fête ? (books.google.fr)

Ah ce livre ! J’ai immédiatement accroché au propos et à cette façon assez jubilatoire que l’auteur a de descendre cette institution américaine qu’est l’Université. Il prend un malin plaisir à plonger dans cet univers de débauche une jeune fille prude et naïve, la belle Charlotte. Au-delà du récit de l’initiation d’une petite campagnarde face à la rudesse du microcosme étudiant, c’est la vision de la réussite à l’Américaine qui en prend un sacré coup. A quel prix se construit-elle ? Faut-il vendre son âme au Diable pour réussir ? Peut-on tout simplement être quelqu’un sans faire souffrir ceux qui nous entourent, sans écraser ou humilier son prochain ?

Ce livre est passionnant, prenant  d’un bout à l’autre et le « politiquement correcte » n’y a définitivement pas sa place !

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LA ROUTE de Cormac McCarthy

Un cataclysme inconnu a dévasté le monde. Des incendies géants ont ravagé les villes et les campagnes tandis que la faune a disparu. Ce qui ressemble à un hiver nucléaire masque en permanence le soleil et des cendres recouvrent le paysage. L’humanité a presque disparu, les quelques survivants se terrent tels des bêtes ou, ayant apparemment régressé, pratiquent le meurtre et le cannibalisme.

Dans ce décor apocalyptique, un père et son fils, que l’auteur ne dénommera jamais autrement que « l’homme » et « le petit », errent en direction du sud, leurs maigres possessions rassemblées dans un chariot de supermarché et des sacs à dos.

Pour être honnête je ne dirai pas que j’ai pris un plaisir immense à lire ce livre tant le sujet est lourd, glauque et « désespérément sans espoir ». Mais je ne pouvais pas non plus l’omettre car aucun livre ne m’avait procuré un tel sentiment d’impuissance face à ces deux êtres si démunis, si prompts à survivre encore et toujours sans vraiment savoir pourquoi, un peu comme si l’instinct animal enfoui en chacun de nous était bel et bien là : survivre pour l’autre, pour  peut être donner un sens à tout ce chaos.

Il m’est difficile d’en parler car il m’a réellement perturbé au-delà de ce que j’imaginais. Mais il m’a profondément marqué et c’est aussi le signe d’une oeuvre à part, dérangeante et unique.

A lire donc tout en y étant bien préparé.

***

LA CITE DES JARRES de Arnaldur Indriðason

Ce roman marque la première apparition du commissaire Erlendur, héros des romans d’Indriðason. Il enquête sur la mort d’Holberg, un vieux monsieur solitaire. Erlendur remonte dans le passé de la victime : l’homme est l’auteur de plusieurs viols restés impunis. Erlendur découvre le corps d’un jeune homme, enseveli depuis les années 1960 dans le soubassement d’une maison du quartier de Norðurmýri (le marais du Nord), sous laquelle le sol spongieux s’est affaissé. L’assassin a utilisé l’espace entre la chape de ciment et le sol pour cacher le cadavre. Mais, là encore, la description n’est qu’un prétexte, illustrant une obsession islandaise : celle des disparitions. Holberg était atteint d’une maladie génétique rare qu’il a transmise à certains de ses descendants. (wikipédia)

J’ai choisi ce premier volet des aventures d’Erlendur mais finalement j’aurais pu y mettre toute la série tant j’ai eu un vrai coup de coeur pour cet auteur et son héros. Comme je vous l’ai dit à propos de Millénium, j’aime ces polars « nordiques » qui prennent le temps, qui laissent une vraie place à la psychologie des personnages, qui décrivent avec un grand souci du détail la société dans laquelle prend place l’intrigue. Et les romans d’Indriðason ne dérogent pas à la règle. Finalement lire « La cité des Jarres »c’est passer un bon moment avec un polar de qualité et découvrir et mieux comprendre la société islandaise qui nous est finalement assez mystérieuse. C’est peut être ça au fond la force de ce roman et des suivants ?

***

Et vous, quel est votre top 5 ?

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6 réflexions sur “53 billets en 2015 : le top 5 de mes lectures favorites #34

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