Mon enfant intérieur #25


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écrit semaine 25

Hier j’ai fêté mes 35 ans et je me rends compte chaque année un peu plus à quel point le temps qui passe ne m’effraie pas. Je ne crains pas de voir se dessiner sur mon visage quelques rides. Je ne me sens pas en décalage complet avec cette jeunesse que je côtoie même si décalage il y a forcément, même si j’aime aussi m’en amuser parfois. #JeSuisVieille

J’en parlais récemment avec une amie. Nous nous remémorions notre enfance. Nous évoquions ces événements de la vie qui nous avaient faits grandir plus vite (trop vite ?) et de cette maturité acquise très tôt. Alors qu’autour de nous certains profitaient de leur jeunesse semblant bien insouciants, nos préoccupations étaient différentes, notre naïveté rapidement envolée.

Aujourd’hui quand je prends un peu de recul sur moi et sur celle que je suis actuellement, il m’arrive encore de m’étonner de tout ce que j’ai accompli : être amoureuse et en couple, avoir construit une belle famille, vivre dans une maison qui est la notre, être indépendante, libre et ne rien devoir à personne dans la construction de ce cocon. J’ai gagné en assurance, je m’accepte mieux, je suis moins timide. J’ai appris progressivement à parler de mes maux, à ne pas rester seule dans mon coin. Que de chemin parcouru !

Pourtant, même si j’ai perdu trop tôt mon insouciance, même si mon existence semble être celle d’une adulte que certains qualifieront d’accomplie, même si beaucoup de changements se sont opérés, je reste cette petite fille idéaliste, pleine de rêves, en empathie et à l’écoute que j’ai toujours été :  

Je crois en un avenir meilleur, malgré la dureté du monde dans lequel nous vivons et qui ébranle parfois mes certitudes. Je continue de croire en l’être humain. Je suis comme avant guidée par mes rêves tout en ayant bien conscience que  certains ne se réaliseront pas. Ils demeurent les moteurs qui me font avancer : des rêves pour nous, pour eux, pour moi. J’essaie encore et toujours de comprendre mes semblables, de me mettre à leur place parce que c’est ce qui m’a toujours permis d’éviter les préjugés ou le jugement. Et puis je reste une oreille attentive. Je n’ai jamais été une grande conseillère mais je sais compatir sans donner de leçons.

Mon enfant intérieur est bel et bien là. L’enveloppe extérieure a évolué, elle s’est perfectionnée au fil des ans mais la substance interne est restée la même. Cette part de l’enfance est sans doute ce dont je suis le plus fière, ce que je veux à tout prix conserver car je sais que c’est ce qui me permettra de me relever quoi qu’il arrive.

giphy bing bong inside out

NB : vous pouvez aussi retrouver la lettre que j’avais écrite à l’enfant que j’étais, c’est par ici.

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10 réflexions sur “Mon enfant intérieur #25

  1. Coucou, c’est un très joli article. Il me fait penser à une phrase de P. Picasso qui disait qu’il fallait beaucoup de temps pour devenir jeune. Avec un peu de retard je te souhaite un très joyeux anniversaire. Bisous

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